Nos réseaux de greeters en France utilisent, comme ici au Havre, des téléréunions pour renforcer nos liens, échanger sur nos balades, préparer l’après…
Les confinements et autres restrictions sanitaires de l’année 2020 ont fait chuter le nombre de balades réalisées sur le plan national. A une exception près : Le Havre ! Pourquoi ? Quelques éléments d’explication.
Créé en 2015, le réseau des greeters du Havre compte à ce jour 17 bénévoles. Au départ, ils étaient 10 et leur initiative a tout de suite été soutenue par l’Office de tourisme qui a créé le site greeters-lehavre.fr. Il continue d’en assurer la maintenance et la mise à jour ainsi que l’animation de la page Facebook grâce aux commentaires et photos des greeters. Benoît REMY, directeur de l’office de tourisme Le Havre Etretat Normandie justifie son accompagnement : « Les greeters offrent le bon cocktail entre la recherche d’expérience et de relation humaine de la part des visiteurs et la passion des habitants bénévoles à faire découvrir leur ville avec fierté ».
Même si aucun lien officiel ne relie les greeters havrais à l’OT, leur relation est régulière, l’OT considérant les greeters comme des partenaires du tourisme à part entière. La communication vers les médias et le public est d’ailleurs concertée : régulièrement, les médias locaux sont informés des initiatives des greeters et des opérations nationales.

Une organisation bien huilée

Sur le plan de l’organisation, un greeter assure quotidiennement la gestion des demandes de balades, même 24 heures avant la date souhaitée, pour une réponse favorable dans plus de 99% des cas : en 2020, un seul raté sur 166 demandes en 11 mois (la veille au soir). Les greeters forment une équipe motivée et solidaire, d’où la prise de relais sur une balade quand le greeter sollicité est indisponible. Les greeters havrais sont soudés par des contacts réguliers et l’organisation de repas au moins deux fois dans l’année, dans des lieux originaux.
D’horizons professionnels divers, les greeters échangent même pendant les confinements, occasion d’approfondir leurs connaissances du territoire via des mails thématiques très appréciés sur l’histoire, les anecdotes, les curiosités. En outre, plusieurs greeters parlent deux voire trois ou quatre langues. En tout, sept langues sont proposées. Le livre d’or du site est alimenté, le site mis à jour et chaque greeter y est présenté avec sa photo et ses passions. Les retours de greets confirment l’importance de cette présentation dans le choix des visiteurs.

Des greets originaux

Grâce à cette fluidité et à un engagement individuel et collectif, les résultats de l’année 2020 ont atteint et dépassé le record établi en 2019, comme chaque année depuis 2015. Les confinements ont seulement ralenti la dynamique. Les greeters baladent non seulement des visiteurs touristiques – la proximité de la région parisienne et l’intérêt croissant pour Le Havre comme pour son maire, ex-premier ministre, ont joué cette année – mais aussi de nouveaux arrivants, dans le cadre du service FARE mis en place par la CCI Seine Estuaire pour l’accueil de nouveaux collaborateurs des entreprises du territoire, à l’origine de 25 balades en 2020. « Un vrai plus pour les professionnels et leurs familles qui s’intègrent d’autant mieux grâce aux conseils pratiques des greeters », confirme Candice Courte-Fawaz, animatrice du dispositif FARE. Les Havrais ne sont pas non plus les derniers à solliciter un greeter pour redécouvrir leur ville.
Un belle dynamique de groupe et de bonnes pratiques dans lesquelles il suffit peut-être de piocher pour démarrer 2021 avec optimisme !

Olivier, greeter du Havre, témoigne.

Olivier greeter au Havre
Les Greeters du Havre, une communauté soudée et très active, ont subi, comme tous les Greeters, une désaffection liée à la Covid 19. Le monde du tourisme et nos amis les guides conférenciers professionnels, sont plus impactés encore, car ils doivent vivre de leur métier et leur passion, là où nous, greeters, n’exercons qu’une mission bénévole et non rémunérée d’accueil et de partage culturel.

Au Havre cependant, l’activité Greeters s’est quelque peu maintenue, malgré la crise. Olivier (l’homme à la casquette blanche ci-dessus!) nous explique pourquoi.

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